Mentorat : outil indispensable dans un monde en évolution

2023 et 2024 se sont révélées des années de défi pour notre secteur. Les avancées technologiques de nouveaux outils ont alimenté une nébuleuse d’incertitudes croissantes.

La traduction automatique (TA) et l’intelligence artificielle (IA) se sont installées durablement, comme le confirme les rapports Nimdzi 100 2023 et 2024, où la part qu’occupent la TA et la post-édition dans le marché de la traduction est passée de 74,21 % en 2023 à 83,3 % en 2024.

Et maintenant ? Le chômage nous attend ? Nous pourrions affirmer que non, puisque la même étude montre que le secteur des services linguistiques est passé de 67 900 millions de dollars en 2023 à environ 72 700 millions en 2024. C’est certain, il y a du travail et il nous reste à nous adapter aux nouveaux besoins du marché.

Toutefois, pour nous qui bénéficions d’une longue expérience, actualiser nos méthodes de travail est un objectif accessible, mais qu’en est-il des jeunes générations qui se concentrent sur la post-édition, l’IA et connaissent peu l’existence de nos bibles papier, tel le dictionnaire juridique Black’s par exemple ?

C’est là qu’un mentorat pratique, accessible et proche de nos jeunes collègues, peut jouer un rôle fondamental. Le renforcement de l’éthique professionnelle est essentiel pour encourager les bonnes pratiques. L’opportunité d’une collaboration symbiotique fait partie de ses avantages : les mentors découvrent les différents types d’IA et leurs applications et les personnes mentorées apprennent à utiliser l’outil à bon escient. Comme l’exprimait le philosophe romain Sénèque : « En enseignant, les hommes apprennent ».

Colloque “La révolution technologique de la traduction et l’interprétation”, protagonistes : étudiant·es T&I UDLA, Katherinne Cádiz, présidente du COTICH, Tania Rozas, directrice de l’école de traduction et d’interprétation, UDLA, Mauro Lombardi, doyen de la faculté d’art et de communication, UDLA

Attaché à cette vision, le directoire du Colegio de Traductores e Intérpretes de Chile (COTICH) a orienté une partie de ses travaux de manière à renforcer la collaboration entre différents organismes de formation à la traduction et l’interprétation, ceci afin d’échanger autour des nouvelles exigences de notre clientèle, de l’éthique et la gestion et l’insertion professionnelles, des bonnes pratiques, du marché actuel et des scénarios d’avenir possibles.

Nous avons pris contact avec le milieu étudiant (lors de conférences magistrales et en classe) et avec le corps enseignant pour contribuer à l’analyse des programmes de formation et apporter notre expertise professionnelle extérieure afin d’adapter les cours au monde du travail actuel.

Le COTICH invite ses associations sœurs à s’unir pour mener à bien ce travail afin que les linguistes à l’expérience établie s’ouvrent à l’univers des nouvelles technologies et que les jeunes générations s’appuient sur le meilleur des deux mondes : la formation classique et les conseils pratiques et pertinents issus de l’expérience.

Katherinne Cádiz, présidente du COTICH

Tagged , , , , , , , , , ,
Scroll to Top