L’AIT, une vraie famille !

L’AIT à la London Legal Walk

Vous connaissez ce sentiment : en découvrant quelque chose de génial, on se demande comment on a pu passer à côté. C’est exactement ce que j’ai ressenti en trouvant l’Association d’interprètes et de traducteurs (AIT). Interprète judiciaire mordue de développement professionnel, je commençais à me lasser des sempiternels événements en ligne proposés sur LinkedIn.

Les événements gratuits de l’AIT ont attiré mon attention : des interventions de la police, de juristes, de psychologues et d’autres spécialistes, d’interprètes émérites avec des décennies d’expérience… Impressionnée par la qualité, j’ai su que j’adhèrerais bientôt à l’AIT. J’ai déposé ma candidature le jour de l’obtention de mon titre d’interprète de service public au registre national (NRPSI). La présidente, Irina, a eu l’immense gentillesse de me téléphoner elle-même. Cet accueil personnel reflète bien l’esprit de cette association centrée sur les interprètes.

La spécificité de l’AIT ? Elle est entièrement gérée par des bénévoles, qui sont interprètes et comprennent les besoins de la profession. L’organisation est irréprochable. Les avantages exceptionnels comprennent un accompagnement professionnel, un groupe d’entraînement et une offre impressionnante de formation continue. L’AIT parraine la London Legal Walk, elle coordonne des formations communes avec les négociateur·ice·s de police et collabore avec l’hôpital Cleveland Clinic. Toutes ces formidables initiatives n’existent nulle part ailleurs.

Dans notre profession, c’est parfois difficile d’être neurodivergente. Mais à l’AIT j’ai trouvé une famille. Je m’y sens écoutée. On peut y aborder les difficultés du métier sans susciter de crispations. C’est un environnement où l’on se sent en sécurité.

L’engagement de l’AIT pour faire reconnaître notre titre professionnel est également à saluer. Dans un secteur où la ligne est floue entre personnes qualifiées ou non, l’AIT défend fermement les qualifications professionnelles. Notre titre n’est pas une médaille en chocolat. Il représente des années de dur labeur, un apprentissage constant et un engagement total pour que l’interprétation de service public se déroule comme il se doit.

Lorsque notre profession a eu des démêlés avec le prestataire du ministère de la Justice, l’AIT a montré son engagement pour soutenir ses membres et a retroussé ses manches pour intervenir. En 24 heures à peine, mon problème de paiement était réglé, à ma plus grande joie.

L’AIT est devenue mon foyer professionnel : formation continue, accompagnement, communauté professionnelle, défense de nos droits et explorations fascinantes de l’histoire de l’interprétation judiciaire. Et cerise sur le gâteau, je viens d’être nommée au Comité directeur. De membre, à observatrice puis administratrice, quel parcours pour une interprète indépendante passionnée !

Bref, je dispose maintenant de tout ce dont je peux avoir besoin en tant qu’interprète grâce à l’AIT. Les réponses à toutes mes questions, un soutien sans faille et toutes mes aspirations professionnelles sont à portée de main. L’AIT est à mon écoute et déplacerait des montagnes pour m’aider. C’est comme rencontrer le grand amour, on le reconnaît immédiatement.

En cette période trouble, la découverte de l’AIT s’est révélée précieuse. Lorsque d’autres se contentent de parler des normes, cette équipe remarquable défend notre profession avec passion.

Elena Shutova, AIT

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